J'écoute : Persephone's Bees Je regarde : Dexter, définitivement et fatalement ! Je lis : Philip K.Dick Je joue : à Oblivion Je mange : du thon ! :))) Je bois : Du jus de pamplemousse frais Je cite : K.Dick : "La réalité, c'est ce qu'il reste lorsque l'on a cessé de croire en tout." (mis à jour dimanche 4 novembre 2007 à 01:51)
Ce matin par hasard, je suis tombé sur la veille boite en métal de chocolats suisses, que m'avait offert mon ami Fred, il y a quelques années. Elle patientait derrière des livres poussiéreux (ne se nomme pas Monsieur Népo qui veut) et à l'intérieur, j'y ai retrouvé tout un tas de petits trésors, à la façon d'Amélie Poulain dont, soit dit en passant, je partage plus d'une qualité ^^
Parmi les objets, dont un flacon d'huile de cèdre et un élégant briquet raffiné, se trouvaient quelques multicolores bâtonnets d'encens, et au centre de cette composition, figurait une intrigante petite boite noire cylindrique, arborant le logo d'un grand portail cinéma, tchi tcha.
N'écoutant que ma témérité, doublé d'une curiosité exacerbée, j'entrepris sur le champ d'explorer ce qu'elle me dissimulait. L'ingénieux mécanisme d'ouverture ne me résista pas longtemps, et une simple pression suffit à dévoiler le contenu de ce qui, il faut bien le reconnaître, s'avéra être une boite de petits cachous orangés. Quelle ne fut pas ma surprise, en portant l'un d'eux à mes lèvres, d'en découvrir la saveur, à la fois envoûtante et mystérieuse, puisque les dragées semblaient s'être imprégnées des parfums d'encens qui les entouraient. Leur boite en métal n'avait pas suffit à les isoler des bâtonnets et ce rapprochement m'a paru des plus inspirés. Imaginez un délicieux goût d'orange, légèrement acidulé, subtilement précédé d'une note aux inspirations aromatiques, mystiques et pénétrantes...
Franchement, moi j'ai grave adoré, et c'est avec tristesse que j'ai vu disparaître le dernier petit cachou de son écrin encensé :o\
Après tout, les soeurs Tatin ont bien découvert ce qui allait faire leur internationale renommée par accident, peut-être devrais-je déposer mon étonnante découverte, ou bien parcourir l'Inde pour m'assurer de son exclusivité ?
Bah, il est tard, et je suis fatigué, une autre fois peut-être... :)
Après tout, pourquoi ne pas m'essayer, moi aussi, à écrire dans mon blog GA?
Pour un premier billet, l'inspiration de l'instant n'est pas celle que j'imaginais, moins solennelle et réfléchie, elle ne se présente pas comme un vrai début.
En même temps, un début c'est relatif, et si pour un récit c'est attendu, moi je suis un garçon sans histoire ^^ alors à quoi bon vouloir trop formaliser les choses.
En fond sonore "Today", un extrait de "The Garden" le dernier album de Zero 7, c'est un peu comme une BO alors lancez le son si vous lisez mes lignes :)
Je reviens d'une soirée vers Place d'Italie, embarqué à bord du vaisseau des Flibustiers de l'Imaginaire, une troupe d'étudiants passionnés d'improvisation, je les aime beaucoup. Je ne pensais pas y aller, enrhumé et fébrile que je suis, et puis je n'ai pas eu le coeur à rester enfermé dans mon studio, derrière les vitres recouvertes de pluie.
En sortant du métro, un gars m'a demandé 50 centimes, j'ai dit non puis quelques pas plus loin j'ai eu des remords, d'autant que j'avais une pièce de 2 euros au fond de la poche. Je suis revenu vers lui, mais il sortait une cigarette de son blouson alors j'ai plus eu envie de lui donner ma pièce, j'ai rebroussé chemin en espérant qu'il ne me remarque pas :)
C'est d'une platitude effrayante ce que j'écris. Nono ou Bubulle l'auraient tellement mieux tourné ! :o\ J'hésite à poursuivre, mais finalement, ces fragments me présentent également, c'est un peu le but...
En arrivant près de mon immeuble, un jeune métis hyper fashion accueillait deux bimbos tout aussi lookées que lui. J'ai compris qu'ils allaient au même numéro que moi lorsque le garçon leur a dit que l'appart était superbe, et qu'il y avait même un code ascenseur. Il semblait accorder beaucoup d'importance à ce détail, comme si c'était là un signe de distinction ou de réussite sociale.
Nous nous sommes naturellement retrouvés dans le fameux ascenseur ou un autre jeune homme les attendait, nouvel arrivant qui organisait sa crémaillère. En partant, j'avais vu son petit mot, scotché sur le miroir, écrit sur un bloc à en-tête d'une marque de Champagne, ça annonçait la couleur :)
"Guillaume", s'est-il présenté en me serrant la main avec un grand sourire. Je lui ai souhaité la bienvenue, et il insistait pour que je vienne boire un verre dans son appart, il m'a immédiatement tutoyé, ca m'a un peu étonné. J'ai décliné, beaucoup à cause de ma rhino, et peut-être aussi un peu à la vue des bimbos :) J'espère le recroiser à nouveau, il s'est montré bien sympa et avenant. Ce n'est pas si fréquent dans cet immeuble dont l'ascenseur possède un digicode, mais il n'y a pas que lui ;o)